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  • Appelez s’il vous plaît

    Papa est venu me voir tout à l’heure. Oh, je n’aime pas quand il a cette tête-là. Il est venu me dire que tu étais parti. Enfui. Si soudainement, ça me paraît louche. Mais Papa ne me mentirait pas, pas vrai ?

    Je me rappelle du jour où je t’ai eu. Quelle surprise ! On venait d’aménager dans notre nouvelle maison, tu sais, celle que Papa et Maman ont rénovée. Ils m’ont demandé de sortir du salon et sous les sapinettes, qui traverse le jardin pour venir me voir ? Toi, tout heureux ! Tu t’es mis à courir vers moi, m’as sauté dessus, et on ne s’est plus jamais lâchés. Tu es devenu à cet instant précis mon chien, mon ami. Le soir même, on regardait les étoiles ensemble. On l’a fait si souvent.

    J’ai tellement de bons souvenirs avec toi, si doux. Je ne sais même pas par où commencer. Tout ici me ramène à toi. Ta laisse, quand on allait au gave ensemble. Tu te rappelles de l’anguille que tu m’as ramenée une fois ? Qu’est-ce que ça puait ! Et tes balles, tes nombreuses balles. Que vais-je en faire ? Elles qui ont encore tes marques, ton odeur. Tu as toujours été là pour moi. Même dans les moments les plus durs. Oh non, je ne les citerai pas, mais tu séchais toujours mes larmes. Et mes bobos, tu les léchais aussi. Ils guérissaient plus vite tu sais. Papi dit qu’il faut qu’un chien lèche les plaies, ça aide.

    Papa et Maman m’ont dit qu’ils avaient demandé à tout le village s’ils t’avaient vu. J’espère qu’on te trouvera et appellera. Je suis clouée devant le téléphone depuis des heures. Il sonnera, j’en suis certaine. Bien sûr que les gens appellent quand ils voient un chien seul. Mais aujourd’hui, tu es parti. Je ne te rendais pas heureux ? Tu voulais un autre enfant pour jouer ? Peut-être que je ne jouais pas assez avec toi ? Oh reviens s’il te plaît, je te promets de jouer tous les jours avec toi !

    Ce soir, je regarderai les étoiles. J’espère que toi aussi.

    En partant, tu as oublié ton doudou sur le canapé. J’espère qu’un jour, tu viendras le chercher.

     

    Retrouvez mon billet d'humeur mensuel dans La Chronique de PilouBéarn du numéro 282 de La Gazette du Béarn des Gaves ainsi que dans l'édito du numéro 34 du Journau de PilouBearn.

  • L'école de la vie

    Que ce soit pour les infrastructures, individus que l’on y rencontre ou ce que l’on y apprend, on peut se poser une question : en quoi le rugby est différent de l’école ?

    Les vestiaires d’abord. Comme à l’école, on y retrouve des bancs, vieux pour la plupart. Oh c’est vrai que nombre de communes ne peuvent se permettre un rafraîchissement des vestiaires et de l’école du coin. Alors on s’en accommode, ça nous laisse un souvenir intarissable de l’odeur et de l’ambiance générale qui en émanait. Et puis entre nous soit dit, c’est déjà top d’avoir un stade et une école. Et on se sent chanceux.

    Les individus ensuite. Au rugby, tout le monde a sa place : le petit, le grand, le fin, le gros, celui pour qui c’est facile, celui qui va ramer sévère, le leader, le discret... Comme à l’école, en somme. Le rugby prône l’intégration, le respect de l’autre. Je me rappellerai toujours des accueils que m’ont réservé les deux clubs auxquels j’ai été affilié. Alors que mon rôle était plus risible qu’un chasuble de 2004 pour l’un, alors que je suis loin d’être Michael Buffer pour l’autre, les deux m’ont ouvert les bras avec chaleur. Je ne leur dirai jamais assez merci. Et on se sent chanceux.

    Les valeurs enfin. Le rugby prône la solidarité, le courage et la convivialité, mais aussi la loyauté et la fête pour célébrer l’effort et l’amitié après le match, en voilà des points communs avec l’école, quelque part. Tout comme la réflexion, le sens des responsabilités aussi. Ou bien le respect de l’autorité, qu’elle soit celle de l’instit’, de l’arbitre ou du coach. Et on se sent chanceux. Bien entendu, tout cela est valable en bien des points avec le sport en général.

    Bien sûr ! Mais ceci dit, tout cela peut paraître davantage normal pour une personne qui baigne de près ou de loin dans le rugby. Ne craignons pas les mots : en bien des choses, le rugby est une école de la vie.

     

    Retrouvez mon billet d'humeur mensuel dans La Chronique de PilouBéarn du numéro 281 de La Gazette du Béarn des Gaves ainsi que dans l'édito du numéro 33 du Journau de PilouBearn.

  • La pollution est dans le pré

    Bonjour, moi c’est Didier, 48 ans, célibataire et éleveur bovin en Béarn, à proximité de Pau pour les Parisiennes. C’est pour moi une chance de participer à l’Amour est dans le pré. Puis voir Karine être à deux doigts de glisser à cause de ses talons… enfin, vu la hauteur ce sont des échasses. Ça vaut le détour quoi.

    Je suis mon propre employeur. Je gère mes heures, travaille dehors la plupart du temps. C’est un rêve de gosse de faire ce métier. Je revois encore les yeux de mon père quand j’ai repris l’affaire. La fierté. Autant pour lui que pour moi je pense. Con de poussière dans l'œil.

    Mais la réalité au fil des années… Les dettes, les huissiers, acheter plus de matériel pour plus de chiffre. Moi qui y suis par passion, j’en suis à parler de rendement. Cette course au chiffre est pensante vous savez. Pas que pour moi. Mon père ne me voit plus heureux, madame est partie, mes enfants aussi. Eux qui petits pataugeaient dans la boue avec les bêtes, je ne pense pas qu’ils reprendront l’exploitation. Malgré ce que l’on entend, la vie à la ferme ce n’est pas facile.

    Moi dans tout ça ? Eh bien malgré tout, je pense être un bon gars, rigolo et aimant. Très aimant même, tant la ferme est une maîtresse exigeante. Mes principaux atouts ? Disons que si vous écoutez le gouvernement et la Cour des comptes, sachez que vous aurez la chance de côtoyer les premiers pollueurs du pays. Classe non ? Imaginez comme je suis riche, je me permets de polluer par plaisir.

    Vous ne comprenez pas ? C’est simple. L’Etat demande une stratégie de réduction du cheptel bovin pour respecter les engagements climatiques du pays. En gros, réduire le nombre de vaches. Venant de personnes mangeant de la viande en quantité, poussant aux profits les grosses sociétés en tous genres, faisant des allers-retours en avion pour nous dire comment moins polluer, venant de rédacteurs n’ayant jamais vu un tracteur, je trouve ça savoureux. Pas vous ?

     

    Retrouvez mon billet d'humeur mensuel dans La Chronique de PilouBéarn du numéro 280 de La Gazette du Béarn des Gaves ainsi que dans l'édito du numéro 32 du Journau de PilouBearn.

     

    Un apercu dans le cur d une fan

  • Chic ! De nouvelles anecdotes !

    • Le 18/03/2020

     

    Conférence "L'histoire du Béarn. La culture régionale face aux défis contemporains"

    au Centre Nelson Paillou (Pau) le Jeudi 12 Mars 2020



     

    Avouez que ça fait longtemps que vous n’avez pas lu un article commençant par “chic !”.

    Corona-quoi ? Après avoir saluer du coude une salle se remplissant rapidement, qui finira comble, la conférence de Francis Théau démarre.

     

    Pour reprendre les termes de l’UPPA (l’Université de Pau et des Pays de l’Adour) Francis Théau est doctorant en histoire au laboratoire ITEM - (Identités, Territoires, Expressions, Mobilités). La conférence a été composée d'une partie introductive mettant en évidence la place particulière occupée par l'histoire dans les sciences sociales et la place qu'elle doit ou devrait occuper dans la culture générale des décideurs, mais aussi dans celle de chaque citoyen.

    L'accent a ensuite été mis sur l'intérêt particulier présenté par l'histoire régionale, en l’occurrence ici celle du Béarn. L'intervenant a expliqué l'initiative qu'il a prise de confectionner un récit allant des origines de la Vicomté de Béarn jusqu'à la date de son rattachement à la France, sous la forme d'une émission radio. Celle-ci a été diffusée en 35 épisodes hebdomadaires sur les ondes de «La Voix du Béarn», avant d'être gravée et distribuée sous forme de CD.

    La réflexion a été étendue aux problématiques actuelles de la culture régionale et de la place qu'elle peut occuper dans le contexte actuel d'uniformisation et de globalisation. Un échange avec le public a été proposé.

    Alors en effet, la conférence a commencé par une définition très générale de l’Histoire ainsi que sa place dans la culture populaire et l'inconscient collectif, en insistant notamment sur les présentateurs télé ou radios et leur longévité dans le paysage audiovisuel français. L'Histoire passionne, ceux qui la raconte aussi ! Conter ce savoir, pas toujours objectif, est le fruit d’une démarche dite “scientifique” où l’on tente justement de retracer une Histoire objective. En vain dans nombre de cas. De là, le lecteur doit connaître de qui est l’écrit qu’il lit, pour mieux ou bien interpréter. 

    Après cette mise au point, Francis Théau balaye un millénaire et demi d’histoire, de femmes et d’hommes béarnais. Avec à la clef plusieurs petites anecdotes dont je n’ai pas encore parlé sur la page Facebook Chroniques d’un village béarnais. En voici une liste qui pourrait, pourquoi pas, un jour compléter celle des Qu’at sèy ! Je le sais !.

     

    • L'Aquitaine (et donc le Béarn) est devenue romaine sur à une bataille au sud des Landes menée par le lieutenant et légat romain Crassus.

    • A l’origine, le Béarn se délimitait le long du gave de Pau, entre Maslacq et Nay: on la nomme ainsi le Béarn primitif. 

    • Gaston IV de Béarn a participé à la prise de Jérusalem (où il était responsable de la construction des machines de guerre). Son importance capitale lors de cette croisade, la première, lui a valu le titre de Gaston IV le Croisé.

    • Grâce à Gaston IV, un quartier de Saragosse était sous direction béarnaise (ce premier était seigneur de Saragosse et pair de la couronne d’Aragon).

    • Quatre vicomtes béarnais ont perdu la vie durant la Reconquista espagnole.

    • La tombe de Gaston IV et son olifant se trouvent respectivement à la basilique de Nuestra Señora del Pilar et à la cathédrale Saint-Sauveur, tous deux à Saragosse.

    • Les Fors béarnais, ensembles de textes juridiques régissant la vie en Béarn, étaient présents des deux côtés des Pyrénées.

    • Catherine de Foix-Béarn, aussi connue sous le nom de Catherine de Navarre (arrière-grand-mère d’Henri IV), était représentée avec une vache sur sa couronne.

    • La mère d’Henri IV, Jeanne d’Albret, était protestante. Son père, Antoine de Bourbon, était catholique lui.

    • En 1620, le Béarn est annexé au Royaume de France de Louis XIII, fils d’Henri IV. Mais cela aurait été impossible sans le soutien d’un noble béarnais: Pierre de Marca.

    • La dynastie Bernadotte règne toujours sur la Suède: Charles XVI Gustave est la septième génération de la descendance de Charles XIV Jean (mieux connu en Béarn sous Jean-Baptiste Bernadotte).

    • La dynastie Bernadotte règne (aussi et) toujours sur la Norvège: Harald V est la cinquième génération de la descendance du Béarnais.

    • La vaches seraient le symbole du Béarn car elles représenteraient la fertilité.


    Enfin, un dernier mot dire que l’émission radio en question, “L'Épopée du Béarn” de la radio La Voix du Béarn sera publiée en CD dans les mois qui suivent avec le concours de l’IBG (Institut Béarnais et Gascon).

     

    Pour plus d'informations, cliquez sur les liens !! :)

    Page Facebook Chroniques d'un village béarnais

    Album Qu'at sèy ! Je le sais !

    Page Facebook IBG

    Site internet IBG

     

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  • Huntza en concert à Aren !

    • Le 31/01/2019

    C’est avec une grande fierté que l’association navarraise Les Evénements du Gave et le comité des fêtes d’Aren annoncent leur collaboration pour une grande soirée aux couleurs basques espagnoles, en plein cœur du Béarn dans le petit village d’Aren, lors des fêtes patronales. Se tenant le samedi 22 juin à 21h, cette soirée sera une succession de trois concerts, avec en tête d’affiche le groupe Huntza. Connu pour leur univers festif (notamment grâce au gros succès "Aldapan Gora"), le groupe basque-espagnol partagera l’affiche avec deux groupes locaux.

    En effet, la première partie sera assurée par les copains du groupe Sink, un groupe made in Béarn des Gaves qui a déjà assuré avec brio les fêtes du village l’an dernier, et par le groupe Ibiliz, qui présentera pour l'occasion ce soir là, leur dernier CD: "Ibiliz 10.3".

    L’engouement pour ces concerts est palpable d’après les organisateurs. En témoignent les multiples réactions sur les réseaux sociaux suite à la mise en vente des tickets (disponibles en points de ventes habituels Espace Culturel E.Leclerc, Auchan, Cultura et sur internet). Ces derniers étant au prix de 15 euros. A noter que les concerts se tiendront à guichet fermé.

     

    Acheter les billets ici.

    L'événement Facebook ici.

    Page Facebook d'Huntza ici.

    Page Facebook de SINK ici.

    Page Facebook d'Ibiliz ici.

    Page Facebook des Evénements du Gaves ici.

     

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  • Conférence de printemps 2019 - CHAR

    • Le 17/01/2019

    Cette année encore, le Cercle Historique de l’Arribère vous propose de nombreuses conférences. En 2019, cinq vous sont proposées. Agendas sortis, voici le programme de ce printemps ! Plus d'informations sur http://bearndesgaves.fr/char/.

    Ces conférences seront dispensées les vendredis soirs à 18h30 à la salle de la C.C.B.G au 14 rue St Germain à Navarrenx (à l’exception de la conférence Architectures rurales et/ou Maisons de Pays en Béarn des Gaves de Christian Bouche).

     

    ➥ Le pays de Navarrenx dans l’épicentre du phénomène Cagot

    Par Benoît Cursente (Professeur de littérature médiévale Directeur de recherche honoraire au C.N.R.S.) le 25 Janvier.

    Après restitution du tableau méthodique du phénomène des cagots partout où il a existé, entre Garonne et Èbre, Monsieur Cursente s'est interrogé sur la place qu'occupe le pays de Navarrenx dans cet espace, dans une zone de plus longue durée et de plus grand intensité.

     

    ➥ L’apprentissage en Béarn du Moyen-Age à la Révolution

    Par Michel Syndique (Animateur des ateliers de paléographie béarnaise du C.H.Ar) le 8 Février.

    A partir de contrats notariés de plusieurs professions, Monsieur Syndique analysera les conventions juridiques, sociales et économiques entre apprentis et maîtres.

     

    ➥ L’abbaye bénédictine Saint-Vincent de Lucq

    Par Michel Peyresaubes (Professeur passionné d'Histoire du village de Lucq de Béarn) le 15 Mars.

    Histoire de l'abbaye bénédictine depuis sa fondation à la fin du 10e siècle jusqu'à l'expulsion des moines bénédictins en 1569. L'autorité de certains de ses abbés ayant eu un rôle de conciliateurs et d'arbitres, fut reconnue par les Souverains des pays alentours.

     

    ➥ Architectures rurales et/ou Maisons de Pays en Béarn des Gaves

    Par Christian Bouche (Architecte du Patrimoine) le 29 Mars.

    Attention: seule conférence dispensée hors terres navarraise. Elle se tiendra à la Station (CCBG de Sauveterre-de-Béarn, route de Salies).

    Longtemps, dans le monde universitaire français, l’étude de la « maison traditionnelle » a été l’apanage des géographes. D’où l’importance prise par le travail sur la carte, l’attention portée aux terroirs, dont le marqueur identitaire le plus apparent était la « maison de pays ». Sans renier ces apports, d’autres approches sont aujourd’hui nécessaires, dont celle qui vise à rétablir ces maisons dans une Histoire, et dans leurs chronologies. Une autre optique, non moins indispensable, tient à la valeur esthétique. Sachant les difficultés de la condition paysanne, conscient des contraintes de l’activité agricole, connaissant les problèmes du transport des matériaux : comment ces hommes ont-ils trouvé assez d’énergie pour vouloir faire de leurs bâtiments des architectures, portées par leur exigence du « Beau ».

     

     Expansion d'une vicomté gasconne: le domaine des Foix-Béarn et ses bastides

    Par Jean-Paul Valois (Docteur en Sciences, Secrétaire de l'Association Bastides 64) le 12 Avril.

    La famille Foix-Béarn, en particulier Gaston Fébus, dominait un domaine éclaté. Cet ensemble territorial s'est constitué par étapes, en usant du fait militaire mais surtout par des pratiques matrimoniales. Leur mise en œuvre suggère une stratégie géopolitique, avec en arrière-plan les influences de l'église et du droit romain : se précise à cette époque la notion de territoire et de frontières. Cet exemple illustre l'expansion des seigneuries au Moyen-Âge, nécessitant des moyens nouveaux d'administration. Les bastides constituent l'un de ses dispositifs. Les dates de création, les situations géographiques ; les plans, examinés sur les trois entités Béarn, Marsan et Foix, nous donnent des indications sur la stratégie des vicomtes et leurs relations avec les communautés traditionnelles.

     

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  • Une noble famille béarnaise mise à l'honneur par le CHAR

    • Le 07/04/2018
    • Dans Blog

    Sans titre 5                Que dire d’une conférence où le public ne peut trouver pour seul défaut le fait que l’intervenant n’ait pu se rendre à Bari pour consulter les archives ? Cette pointe d’humour béarnais appuie la précision et la qualité de la conférence dispensée par Bernard Desbonnet, membre du C.H.Ar, Cercle Historique de l’Arribère, association que l’on ne présente plus sur Pilou Béarn.

                    C’est à Navarrenx, dans une salle comble qu’une cinquante de personnes est venue écouter (que dis-je, boire !) les paroles du Béarnais d’adoption. La conférence portait sur la famille noble béarnaise des Méritein-SainteColome.

                    Cette dynastie familiale regroupe ses possessions aux alentours de Navarrenx, Monein et Castillon d’Arthez. Participant à tous les grands évènements de l’Histoire de France, des guerres du roi Louis XI contre les grands féodaux, aux guerres de religion en Béarn, Lorraine et Provence en passant par les guerres d’Italie, ils exercent aussi des fonctions civiles en Normandie, Catalogne française mais aussi en Béarn. Les évènements politico-religieux qui affectent la vicomté en 1569 ont de profondes répercussions et amorcent le déclin. Le patrimoine est vendu et dispersé.

                    La conférence fut accompagnée par des diapositives organisées à la perfection, illustrant on ne peut mieux le sujet : cartes, schémas, portraits, actes notariaux… Bernard Desbonnet manie et allie avec excellence histoire et patrimoine sur fond d’histoires familiales et militaires. Il n’hésite d’ailleurs pas à qualifier ces personnes de « personnages infra historiques ». Tout cela en réussissant même à faire sourire à plusieurs reprises son auditoire.

                    L’intervention s’est terminée par une rapide séance de questions-réponses on ne peut plus vive et interactive où Bernard Desbonnet avait encore des anecdotes pour satisfaire les plus ferrus d’Histoire de l’assistance. La soirée s’est terminée sur des applaudissements vifs et chaleureux comme pour remercier l’historien et animateur des ateliers de paléographie française du C.H.Ar qu’est Bernard Desbonnet d’avoir rendu le sujet très pointu, digeste au possible.

                    La prochaine conférence du C.H.Ar (et la dernière de cette saison) se tiendra le vendredi 27 avril à la salle de la Communauté de Communes de Navarrenx à 18h30 et sera dispensée par Alexandre De Miller de La Cerda, Lauréat de l’Académie Française, homme de lettres, historien et journaliste. Celle-ci portera sur l’Impératrice Eugénie si chère à Navarrenx puisqu’on médecin personnel n’était autre qu’un certain Docteur Darralde, ancien maire navarrais. De l’assainissement des Landes au développement de la villégiature biarrote, en passant par les Pyrénées où l’Impératrice Eugénie aimait prendre les eaux, la dernière souveraine française laissera une empreinte bâtisseuse de Biarritz à Luz-Saint-Sauveur ou Eugénie-les-Bains et même à Navarrenx dont l’église Saint-Germain a conservé des tableaux offerts en remerciement des soins prodigués à l’Impératrice par ce même Docteur Darralde.

                    Nul doute qu’elle connaîtra le même succès que les précédentes.

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    Bernard Desbonnet posant avec un de ses ouvrages en relation avec le thème du jour, Une seigneurie béarnaise au début du XVIème siècle à la fin de sa conférence.

  • «L’Histoire au fil des siècles »

    • Le 30/12/2017

    Cette année encore, le Cercle Historique de l’Arribère vous propose de nombreuses conférences. En 2018, sous la bannière «L’Histoire au fil des siècles », cinq vous sont proposées. Agendas sortis, voici le programme de ce printemps ! Plus d'informations sur http://bearndesgaves.fr/char/ .

     

    La bataille de Roncevaux entre légende et réalité… ou l’inverse VIII-IXème siècles

    Vendredi 2 février 2018 à 18h30 Salle de la Communauté de Communes 14 Rue Saint Germain à NAVARRENX

    Par Martine Chéniaux (Enseignante et Historienne)

    Les manuels d’Histoire parlent tous de la bataille de Roncevaux qui vit en 778 la destruction d’une grande partie de l’armée de Charlemagne menée par Roland, comte de la Marche de Bretagne. Mais qu’en est-il réellement ? Et si une grande bataille avait bien eu lieu à Roncevaux, mais bien plus tard et sans Charlemagne ou Roland ? Comment est-on passé d’une réalité à une dissimulation puis à une légende ?

     

    Le livre en Béarn à la Renaissance XII-XIIIème siècles

    Vendredi 9 mars 2018 à 18h30 Salle de la Communauté de Communes 14 Rue Saint Germain à NAVARRENX

    Par le Professeur en Histoire Moderne Philippe Chareyre (Directeur de recherche ITEM à l’UPPA)

    L’imprimerie se développe au milieu du XVème siècle dans la zone rhénane; le livre imprimé se répand alors en Béarn dans les milieux ecclésiastiques ainsi qu’à la cour de Navarre. Il faudra toutefois attendre presque un siècle pour que le premier livre soit imprimé localement. Cette conférence éclairera les enjeux autour du livre dans la souveraineté béarnaise et révèlera quelques personnalités originales du monde de l’imprimerie.

     

    Les barbiers-chirurgiens en Béarn du Moyen Age à la Révolution

    Vendredi 23 mars 2018 à 18h30 Salle de la Communauté de Communes 14 Rue Saint Germain à NAVARRENX

    Par Michel Syndique (Animateur des ateliers de paléographie béarnaise du C.H.Ar)

    Pourquoi des barbiers-chirurgiens ? A partir de vieux écrits béarnais, le conférencier abordera les pratiques médicales, le rôle social, les rapports avec particuliers et communautés de « besiis », la complémentarité d’action avec médecins (medges) et apothicaires.

     

    Une famille noble béarnaise: De Méritein-Sainte Colome (1460-1610)

    Vendredi 6 avril 2018 à 18h30 Salle de la Communauté de Communes 14 Rue Saint Germain à NAVARRENX

    Par Bernard Desbonnet (Historien et Animateur des ateliers de paléographie française du C.H.Ar)

    La dynastie familiale regroupe ses possessions dans la région Navarrenx-Monein et Castillon d’Arthez. Participant à tous les grands évènements de l’Histoire de France: guerres du roi Louis XI contre les grands féodaux, guerres d’Italie, guerres de religion en Béarn, Lorraine et Provence ; ils exercent aussi des fonctions civiles en Normandie, Catalogne française et Béarn. Les évènements politico-religieux qui affectent la vicomté en 1569 ont de profondes répercussions et amorcent le déclin. Le patrimoine familial est vendu et dispersé…

     

    L’Impératrice Eugénie XIX-XXème siècles

    Vendredi 27 avril 2018 à 18h30 Salle de la Communauté de Communes 14 Rue Saint Germain à NAVARRENX

    Par Alexandre De Miller de La Cerda (Lauréat de l’Académie Française Homme de Lettres, Historien et Journaliste)

    De l’assainissement des Landes au développement de la villégiature biarrote, en passant par les Pyrénées où l’Impératrice Eugénie aimait prendre les eaux, la dernière souveraine de la France laissera une empreinte bâtisseuse de Biarritz à Luz-SaintSauveur ou Eugénie-les-Bains et même à Navarrenx dont l’église Saint-Germain a conservé des tableaux offerts en remerciement des soins prodigués à l’Impératrice par le Docteur Darralde, Maire de la cité.

     

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